Galeries 
Constructions
Le socle instaure

Pour l’énigme et mailloche le socle
Et compas d’abstraction le frisson
Socle taillait dans l’espace l’espace
Pour qu’issue de la masse soit un instant la masse
Issue de rien que d’elle
Puis retombèrent d’atelier les bousins
Elle n’oublie pas la terre dans les décombres des idées
Un peu de bouse et d’infini l’éternité
On fait des trous dans la terre molle et dire baiser pleurer tuer
Fouir tout ça dans la terre molle
Pour que surgisse que surgisse
Alors choper la forme à la cloque laisser rompre
On a fait le dîner puis le tas Ciel est tombé des deux côtés
D’une idée
Haut relief au mur d’encercle tous les mots nous regardent
Comme des intentions
le fragment tombe d’éclore On l’expose à l’oracle
on emporte l’origine on voyage
Vient l’instant de désordre et de grain la nuit claire
vient toute une caverne pour dépouille d’un son
À force et dépouille de toute une caverne vient un son qu’il est clair
On modèle on croit que
Quelque chose
Mais c’est du temps dessous la barbotine du temps
d’avant le temps compté
Qu’on a cherché
Aux tâtons de racines futures
On inaugure Le socle instaure
On a des mains la nuit sous la paupière tout le corps a glissé
Dans la nuit Tête a coulé vers écouter
Sens a rejoint le centre de la terre Un son d’entraille éclaire
Pour qu’à contre dépouille d’oreille et d’émotion
La pensée

On dit ma sœur la femme ou bien vogue l’argile
Dira-t-on mon amour dans la moiteur obscure
Un ami j’eus sur la terre
Et c’était l’une
Des mille fois le jour
Neuf ?
On fait sans cesse on se tait
Ailleurs c’est ici qui devient rien n’achève
Bien sûr grand ciel et les doigts dans la chair étrangère



Caroline Sagot Duvauroux
Juin 2007














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