Galeries 
Pop Show
Ce n’est pas tant le Pop’art qui autorise une interprétation du titre que la référence – ironique – au "peep-show""to peep", en anglais, signifie regarder à la dérobée, voir sans être vu. D’où la logique exhibitionniste - voyeuriste du dispositif du peep-show, aussi ancien que l’érotisme du trou de serrure.
Au peep-show, la fille s’exhibe sans voir le client, qui jouit de la mater en restant invisible.
Le "pop show" de Djamila Hanafi, lui, n’exhibe rien qui pourrait faire de nous son voyeur. C’est qu’il y a trop à regarder, ou trop peu, et que, à passer d’un de ces corps à l’autre, du pli d’une aisselle à un sillon mammaire, du déplie d’une jambe à des vagues de chairs, d’un improbable phalle pendant hors d’une vulve à ses seins qu’animent leurs propres mouvements, jamais notre vision ne parvient à se figer en désir. D’où, alors le trouble ? Peut-être à pressentir ce qui, se dérobant, s’annonce : l’intime, la tendre énigme à jamais involutée du visible pudique et impudique, dont le féminin tatoue le blason.


Jérôme DELCLOS



















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